L'imposture de Gog et Magog !
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Salam Aleykoum mes Frères et Sœurs,
Le récit de Yaʾjûj et Maʾjûj dans l’Islam ne correspond pas à celui de Gog et Magog dans la Bible.
Que ce soit dans les événements, les descriptions ou les personnages, rien ne coïncide .
Dans les traditions anciennes des autres communautés, la figure de Yaʾjûj et Maʾjûj telle qu’elle apparaît dans la littérature islamique est inconnue.
Plongeons en profondeur dans les textes Coranique, les deux barrières dans la Sourate Al-Kahf 18:93 ci-dessous
18:93 – « Et quand il eut atteint un endroit situé entre les deux barrières… »
Le terme arabe employé ici est as-saddayn (les deux barrières).
Or, ce même mot apparaît dans un autre passage du Coran, utilisé par Allah (Swt) dans un sens métaphorique :
36:9 – « Et Nous avons placé devant eux une barrière, et derrière eux une barrière ; Nous les avons recouverts d’un voile, si bien qu’ils ne voient rien. »
Ici, les barrières ne sont pas matérielles, mais abstraites : ce sont des voiles invisibles, des obstacles spirituels qui empêchent certains de percevoir la vérité.
Cela nous montre que le mot sadd peut désigner à la fois une barrière physique (montagnes, murs) et une barrière métaphysique (obstacle spirituel, limite entre deux mondes).
Ainsi, les « deux barrières » du récit de Dhul-Qarnayn pourraient être comprises comme des frontières entre deux réalités, et non uniquement comme des montagnes terrestres.
L’annonce de leur retour (Sourate Al-Anbiyâʾ 21:96)
21:96 – « Jusqu’à ce que soient relâchés les Yaʾjûj et Maʾjûj, et qu’ils descendront de chaque hauteur. »
Le texte nous parle ici d’une ouverture pour des créatures venant d’en haut, comme une porte céleste qui s’ouvre.
Yaʾjûj et Maʾjûj ne seraient donc pas simplement une multitude humaine cachée quelque part sur terre, mais plutôt des créatures venues d’ailleurs, retenues derrière une barrière invisible jusqu’au temps fixé par Allah (Swt).
Conclusion
En reliant ces versets, on peut comprendre que l’histoire de Yaʾjûj et Maʾjûj n’est pas uniquement géographique, mais aussi cosmique :
Deux barrières : désignent une limite entre des mondes.
Un voile invisible : preuve que le mot sadd peut être spirituel autant que matériel.
Une porte du ciel : annonçant le retour de créatures venues d’ailleurs, lorsque la barrière sera levée.
Attendons-nous donc à des événements qui dépassent la simple logique terrestre : la visite de créatures venues d’autres plans d’existences, lorsque le décret Divin se manifestera.
A suivre !