Barakallaoufik pour ton post ci-dessus, qui montre bien que nous suivons depuis 14 siècles des débiles mentaux.
Khalid ben Walid n’était pas à son premier dérapage. On ne peut être croyant, lorsqu’on tue un musulman de sang froid puis qu’on viole son épouse avec le cadavre de son époux gisant au sol.
Pour se justifier ainsi, il faut se foutre éperdument de Dieu et de Ses lois. Khalid ben Walid, selon ce que tu apportes, proposa à Omar de mentir et de dénaturer les faits, de dire que la victime Musulmane était un apostat, alors qu'en réalité il ne l’était pas.
C’était un crime évident, cette victime était musulman. Il était donc interdit de le tuer, car sa vie était sacrée auprès de Dieu.
C’est ainsi qu’ils agissaient avec ruse.
Lorsque Abou Bakr prit le pouvoir, il fit tuer tous ceux qui ne lui prêtaient pas allégeance, et les déclaraient apostats, afin qu’on ne voit pas leurs supercheries.
Or, on ne peut être un apostat, lorsqu’on refuse l’allégeance à un homme pour le pouvoir. Ce terme ne concerne uniquement que la foi en Dieu. D’autant plus, qu’Ali avait déjà été désigné comme successeur par Dieu et Son Prophète.
Ces gens, qui désiraient ardemment le pouvoir, n’avaient pas le niveau de connaissance en termes de religion, pour prendre le commandement. Ils n’avaient pas la Bénédiction Divine.
Lorsque Khalid ben Walid tua un croyant innocent et viola son épouse ; quelque soit le rang de Khalid ben Walid, il devait mourir par la loi du talion.
Mais Abou Bakr a méprisé Dieu (swt) et a préféré protéger ce criminel, parce qu’il était le neveu de son épouse.
Or, lorsque le Prophète David coucha avec une femme déjà mariée et la mis enceinte, parce qu’il la désirait, puis qu’il fit tuer son époux pour éviter le scandale, alors Dieu informa son Prophète Nathan.
Ce dernier se rendit chez David pour l'informer que Dieu l’Omniscient savait parfaitement les crimes qu’il avait commis, et qu’Il était extrêmement en colère contre lui, et qu’il mourra pour ce crime et cet adultère. Que Dieu l’anéantira pour ses grands péchés, et que toutes les femmes de David coucheront avec des hommes, puis, que Son salut ainsi que toutes les Bénédictions Divine lui seront retirées.
Dieu montra au monde que chez Dieu, il n’existe pas de justice à double vitesses. Les Lois Divine concernent tout le monde, qu’on soit Prophète ou pas.
Il faut arrêter de dénaturer Dieu, de l’associer à des criminels, et de faire croire que tout cela ne serait que le fruit d’une volonté Divine.
Alors, suite à ces Révélations, David s’éffondra de regrets et ne cessa de se repentir tous les jours, jusqu’à ce que Dieu (swt) retire Sa Colère contre lui.
Alors que dire de Khalid ben Walid, qui n’était pas un Prophète de Dieu, et qui ne s’est même pas repenti de son crime et de son viol ? Il ne montra aucun remord pour le meurtre de cet innocent. Il est clairement évident que Khalid ben Walid ne craignait pas Dieu.
Pensez-vous que Dieu (Swt) ne s’est pas mis en colère contre Khalid ben Walid, comme Il le fut contre David ?
Et pensez-vous que Dieu passera l’éponge sur un homme qui ne se repent pas de ses crimes ? Et que malgré cela, il sera bien guidé, mènera une vie heureuse et aura une bonne finalité ?
Non, mes Frères et Sœurs, Dieu (swt) l’a destitué de son armée, et il érrait sans plus aucun but dans la vie, et il finit dans un bassin de vin, mort ivrogne.
Nous voyons clairement, avec la vidéo que tu apportes, que les Arabes sont complètement débiles et profondément en manque de maîtres sanguinaires, pour en arriver à appeler le criminel et violeur Khalid ben Walid, « notre maître ».
A suivre !
Salam alaykoum mes Frères et Sœurs,
Voici ci-dessous un extrait du livre :
‘’A l'ombre des sabres : Les califes maudits.’’
Cet extrait traite d’un personage extrêmement pervers, barbare et macabre : ’Khaled ben Walid’’ dont les gens de Daesh, Talibans, et les Salafistes… se sont inspirés de son comportement. Ce sont des gens qui suivent une autre religion que celle de Dieu et de Mohamed.
Ici, dans cet extrait, on peut voir clairement que Khalid ben Walid cherche tous les prétextes pour tuer Malik, et se faire son épouse (la violer).
En effet, tout le monde savait que Malik avait épousé une très très belle femme. Khalid ben Walid avait déjà tout manigancé avant d’entrer chez ce compagnon du Prophète (Malik). Ce dernier refusait de reconnaître Abu Bakr comme Khalif de la communauté.
Malik et de nombreux musulmans de son clan, n’avaient pas apostasié. Ce sont là de fausses circonstances atténuantes, de faux prétextes qu'avancent les savants Salafistes.
Mais Malik et son clan avaient refusé de donner la zakat à Abou Bakr, car la donner, c’était accepter l’élection truquée d’Abou Bakr et trahir Dieu et Son Prophète. Car ce dernier avait déjà désigné Ali comme son successeur légitime. C’était un choix Divin pour que la communauté ne s’égare jamais.
——————————————
Khalid ben Walid retourne s'asseoir face à Mâlik; sa femme est prostrée dans un coin de la tente. Khâlid la regarde fixement. Elle est plus belle qu'il ne l'avait imaginé. Il a du mal à détacher ses yeux d'elle, parcourant son corps
élancé.
Mâlik (son époux) observe les regards lubriques de Khâlid sur sa femme. Il
se tourne vers elle et lui murmure : « Tu vas me tuer ! », c'est-à-dire
« A cause de toi, je vais mourir ! » Puis il regarde l'homme debout
derrière Khâlid qui se tient une main agrippée à son sabre. Il le
connaît; c'est Dhirâr ibn al-Azwar des Banû Assad, dont la tribu a été
longtemps en guerre avec son clan. Mâlik sait désormais que sa fin est
toute proche.
Soudain, la voix de Khâlid brise le silence : « Nous avons appris que
tu avais soutenu la fausse prophétesse Sajâh. Qu'en est-il ?
- Ce n'est pas vrai, lui répond calmement Mâlik. Ma tribu n'a
jamais cru en elle. Nous avons seulement fait une alliance politique
avec elle dans notre conflit avec les Rabâb. Quand Sajâh a décidé de se
mettre en chemin pour rejoindre Musaylima, nous avons décidé de ne
pas la suivre et avons rompu tout lien avec elle. Nous ne voulons
participer à aucune guerre. » Khâlid se tait, le regard englouti dans les
flammes du brasier : « Je ne suis pas convaincu par ce que tu dis ! Pour
moi, tu es un apostat et je vais te tuer !
- Tu me tues alors que je fais la prière ? Je suis musulman. J'ai fait
la prière avec Abû Qatâda ! Il te l'a dit à l'instant. » Il regarde en
direction de sa femme : « Sois franc avec moi. C'est à cause d'elle que
tu veux me tuer ! » Le général fait mine de ne pas avoir entendu sa
remarque.
- « Je ne te parle pas de la prière. Tu as refusé de payer la
taxe de la zakât et c'est pour moi la preuve de ton apostasie ! Si tu étais
un vrai musulman, tu aurais payé ; or, nous avons appris que tu as
ordonné aux hommes de ta tribu de retenir les chameaux de la sadaga.
Ne sais-tu pas, malheureux, que la zakât est indissociable de la prière ?
- C'est ce que ton ami prétend ! », rétorque Mâlik. Khâlid se lève
brusquement, les yeux remplis de haine :
- « "Mon" ami ? Ah oui ? C'est ainsi que tu parles du Prophète ? Serait-il "mon" ami et pas le tien ? »
Mâlik, effrayé, lui réplique :
- « Mais je ne parlais pas du Prophète en disant "ton ami" ! Je parlais d'Abû Bakr' ! »
D'un geste de la tête, Khâlid ordonne à Dhirâr d'avancer vers Mâlik. Laylà pousse un cri et se jette sur son époux pour le protéger. Mâlik lui répète : « C'est toi qui
m'as tué ! » À peine a-t-il terminé sa phrase qu'il sent une main
l'attraper par sa chevelure épaisse. D'un coup sec, Dhirâr coupe la tête
de Mâlik, laquelle roule sous les pieds d'Ibn al-Walid.
Ce dernier s'en saisit aussitôt et, sortant de sa tente, exige qu'elle
soit placée entre deux gros charbons ardents sous la marmite où ses
soldats font cuire de la viande. Il intime encore à ses hommes d'utiliser
les têtes des prisonniers qu'ils viennent de décapiter comme chenets
pour soutenir les marmites sur le feu. Les sources de la Tradition
qui rapportent les détails de cet épisode sordide disent que toutes les
têtes placées sur le feu ont été consumées, sauf la tête de Mâlik ibn
Nuwayra : la viande qui était dans la marmite a cuit sans que cette tête
soit parvenue à griller, tant sa chevelure épaisse qui partait en fumée a
empêché le feu d'atteindre le crâne. On dit que ce soir-là Khâlid « en »
a mangé pour terroriser les Bédouins apostats et tous les autres. Les
tournures équivoques qu'emploient les auteurs de la Tradition'24
laissent entendre que Khâlid n'a pas seulement mangé la viande qui
était dans la marmite, mais aussi de la tête de Mâlik sous les regards
épouvantés de ses hommes.
Son macabre repas achevé, Khâlid revient sous sa tente. La femme
de Mâlik est là, tétanisée par la peur. Elle grelotte de froid et d'effroi.
Khâlid la regarde d'une manière libidineuse. « Ce soir, tu es ma
femme. » Un sourire de satisfaction aux lèvres,
il s'avance vers la femme recroquevillée et tremblante comme une feuille.
Elle sait que cela ne sert à rien de résister. La Tradition dit unanimement que
Khâlid a « épousé » Umm Tamîm le soir même de l'exécution de son
mari, mais nombreuses sont les relations qui laissent entendre qu'il
s'est agi non d'un mariage mais bien d'un viol.
Pour justifier cet acte qui déshonore le « glaive dégainé de Dieu »,
et le dédouaner, sinon du viol, du moins du péché, plus grave à leurs yeux, de ne pas avoir
respecté les « trois mois de décence » (idda) avant tout remariage,
certains traditionnistes affirment, contre toute vraisemblance, que
Mâlik l'avait répudiée quelque temps auparavant. Nombreux auteurs,
comme Wâgidi, laissent en outre entendre que toute cette attaque
avait en réalité pour unique objectif la capture de cette femme...
Le lendemain matin, les soldats musulmans vont tout raconter à
Abû Qatâda, qui dormait et ne s'était aperçu de rien; on lui montre la
tête rôtie de Mâlik. Il court voir Khâlid et le couvre d'invectives : « Tu
es abominable ! Plus jamais je ne marcherai sous tes ordres ! Plus
jamais je ne participerai à une bataille avec toi ! Tu as tué un
musulman et violé sa femme le soir même ! C'est impardonnable ! Tu
vas voir : je vais faire un scandale" ! » Horrifié et dégoûté, Abû
Qatâda part sur-le-champ vers Médine faire un rapport au calife.
Khâlid, lui, reste de marbre devant ses menaces. Debout à l'entrée de
sa tente, il le regarde calmement monter sur son cheval et s'éloigner.
À l'extérieur, le lieu empeste l'odeur nauséabonde de têtes grillées.
Khâlid fixe des yeux l'endroit où la tête de Mâlik a brûlé. Elle reste
identifiable. Ibn Bakkär13 relate que personne n'a pris l'initiative
d'inhumer l'infortuné avant qu'un certain al-Minhâl al-Tamîmi,
probablement son beau-père, passe devant son cadavre : il prend un
bout de tissu, l'enveloppe dedans et l'enterre.
Arrivé à Médine, Abû Qatâda se dirige précipitamment vers la
maison d'Abû Bakr. Il entre. 'Umar est là. Essoufflé, il raconte au calife
tout ce qui vient d'arriver : le meurtre inique de musulmans, la tête
grillée de Mâlik, le viol de sa femme. Le visage fin d'Abû Bakr se
décompose au fur et à mesure des détails sordides.
'Umar bondit : « Il faut séance tenante limoger Ibn al-Walîd ! Son sabre est devenu un instrument du péché'» ! » Le calife essaie de garder son sang-froid et de minimiser :
- « Il a commis une erreur de jugement... Cela arrive !
- Une erreur gravissime pour laquelle il mérite d'être exécuté ! », hurle "Umar.
Abû Bakr s'étonne de l'indignation de son ami qui, après tout, n'est pas réputé pour sa sensiblerie. « Je te rappelle, poursuit 'Umar, que Khâlid après sa guerre contre Tulayha a capturé les fugitifs et les a brûlés vifs ! Il a eu recours à un châtiment dont Dieu a l'exclusivité: seul Allâh a le droit de condamner au feu les mécréants ! »
Abû Bakr, très embarrassé par cette remarque de 'Umar, se sent personnellement visé : n'a-t-il pas lui aussi condamné Fujà' a au bûcher ?
- « Mais "Umar, répond le calife, tu sembles oublier de qui l'on parle.
Le "glaive dégainé de Dieu" : c'est ainsi que le Prophète l'appelait. Il a
désigné Khâlid comme le sabre qu'Allâh a tiré contre les infidèles.
Comment pourrais-je remiser au fourreau un glaive que Dieu a
consacré au combat des mécréants ? » "Umar le regarde, interloqué :
- « Justement ! Ce ne sont plus les mécréants qu'il combat à présent : ce
sont les musulmans, dont il viole en sus les épouses ! Ce qu'il a fait est
impardonnable ! Comment pourrait-on laisser faire ? Tu n'as pas
entendu ce qu'Abû Qatâda vient de nous raconter ? Que Khâlid a utilisé
les crânes de musulmans comme support pour les marmites où cuisait
le repas de ses soldats ? Il faut non seulement le limoger, mais encore
le lapider ! »
- Abû Bakr refuse cependant obstinément de se séparer de Khâlid. Le fait que ce dernier soit le neveu de son influente épouse
Asmâ' bint 'Umays n'est sans doute pas étranger à sa décision de
fermer les yeux sur ses exactions, en espérant que le scandale finira.
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Salam alaykoum mes Frères et Sœurs,
Voici ci-dessous un extrait du livre :
‘’A l'ombre des sabres : Les califes maudits.’’
Cet extrait traite d’un personage extrêmement pervers, barbare et macabre : ’Khaled ben Walid’’ dont les gens de Daesh, Talibans, et les Salafistes… se sont inspirés de son comportement. Ce sont des gens qui suivent une autre religion que celle de Dieu et de Mohamed.
Ici, dans cet extrait, on peut voir clairement que Khalid ben Walid cherche tous les prétextes pour tuer Malik, et se faire son épouse (la violer).
En effet, tout le monde savait que Malik avait épousé une très très belle femme. Khalid ben Walid avait déjà tout manigancé avant d’entrer chez ce compagnon du Prophète (Malik). Ce dernier refusait de reconnaître Abu Bakr comme Khalif de la communauté.
Malik et de nombreux musulmans de son clan, n’avaient pas apostasié. Ce sont là de fausses circonstances atténuantes, de faux prétextes qu'avancent les savants Salafistes.
Mais Malik et son clan avaient refusé de donner la zakat à Abou Bakr, car la donner, c’était accepter l’élection truquée d’Abou Bakr et trahir Dieu et Son Prophète. Car ce dernier avait déjà désigné Ali comme son successeur légitime. C’était un choix Divin pour que la communauté ne s’égare jamais.
——————————————
Khalid ben Walid retourne s'asseoir face à Mâlik; sa femme est prostrée dans un coin de la tente. Khâlid la regarde fixement. Elle est plus belle qu'il ne l'avait imaginé. Il a du mal à détacher ses yeux d'elle, parcourant son corps
élancé.
Mâlik (son époux) observe les regards lubriques de Khâlid sur sa femme. Il
se tourne vers elle et lui murmure : « Tu vas me tuer ! », c'est-à-dire
« A cause de toi, je vais mourir ! » Puis il regarde l'homme debout
derrière Khâlid qui se tient une main agrippée à son sabre. Il le
connaît; c'est Dhirâr ibn al-Azwar des Banû Assad, dont la tribu a été
longtemps en guerre avec son clan. Mâlik sait désormais que sa fin est
toute proche.
Soudain, la voix de Khâlid brise le silence : « Nous avons appris que
tu avais soutenu la fausse prophétesse Sajâh. Qu'en est-il ?
- Ce n'est pas vrai, lui répond calmement Mâlik. Ma tribu n'a
jamais cru en elle. Nous avons seulement fait une alliance politique
avec elle dans notre conflit avec les Rabâb. Quand Sajâh a décidé de se
mettre en chemin pour rejoindre Musaylima, nous avons décidé de ne
pas la suivre et avons rompu tout lien avec elle. Nous ne voulons
participer à aucune guerre. » Khâlid se tait, le regard englouti dans les
flammes du brasier : « Je ne suis pas convaincu par ce que tu dis ! Pour
moi, tu es un apostat et je vais te tuer !
- Tu me tues alors que je fais la prière ? Je suis musulman. J'ai fait
la prière avec Abû Qatâda ! Il te l'a dit à l'instant. » Il regarde en
direction de sa femme : « Sois franc avec moi. C'est à cause d'elle que
tu veux me tuer ! » Le général fait mine de ne pas avoir entendu sa
remarque.
- « Je ne te parle pas de la prière. Tu as refusé de payer la
taxe de la zakât et c'est pour moi la preuve de ton apostasie ! Si tu étais
un vrai musulman, tu aurais payé ; or, nous avons appris que tu as
ordonné aux hommes de ta tribu de retenir les chameaux de la sadaga.
Ne sais-tu pas, malheureux, que la zakât est indissociable de la prière ?
- C'est ce que ton ami prétend ! », rétorque Mâlik. Khâlid se lève
brusquement, les yeux remplis de haine :
- « "Mon" ami ? Ah oui ? C'est ainsi que tu parles du Prophète ? Serait-il "mon" ami et pas le tien ? »
Mâlik, effrayé, lui réplique :
- « Mais je ne parlais pas du Prophète en disant "ton ami" ! Je parlais d'Abû Bakr' ! »
D'un geste de la tête, Khâlid ordonne à Dhirâr d'avancer vers Mâlik. Laylà pousse un cri et se jette sur son époux pour le protéger. Mâlik lui répète : « C'est toi qui
m'as tué ! » À peine a-t-il terminé sa phrase qu'il sent une main
l'attraper par sa chevelure épaisse. D'un coup sec, Dhirâr coupe la tête
de Mâlik, laquelle roule sous les pieds d'Ibn al-Walid.
Ce dernier s'en saisit aussitôt et, sortant de sa tente, exige qu'elle
soit placée entre deux gros charbons ardents sous la marmite où ses
soldats font cuire de la viande. Il intime encore à ses hommes d'utiliser
les têtes des prisonniers qu'ils viennent de décapiter comme chenets
pour soutenir les marmites sur le feu. Les sources de la Tradition
qui rapportent les détails de cet épisode sordide disent que toutes les
têtes placées sur le feu ont été consumées, sauf la tête de Mâlik ibn
Nuwayra : la viande qui était dans la marmite a cuit sans que cette tête
soit parvenue à griller, tant sa chevelure épaisse qui partait en fumée a
empêché le feu d'atteindre le crâne. On dit que ce soir-là Khâlid « en »
a mangé pour terroriser les Bédouins apostats et tous les autres. Les
tournures équivoques qu'emploient les auteurs de la Tradition'24
laissent entendre que Khâlid n'a pas seulement mangé la viande qui
était dans la marmite, mais aussi de la tête de Mâlik sous les regards
épouvantés de ses hommes.
Son macabre repas achevé, Khâlid revient sous sa tente. La femme
de Mâlik est là, tétanisée par la peur. Elle grelotte de froid et d'effroi.
Khâlid la regarde d'une manière libidineuse. « Ce soir, tu es ma
femme. » Un sourire de satisfaction aux lèvres,
il s'avance vers la femme recroquevillée et tremblante comme une feuille.
Elle sait que cela ne sert à rien de résister. La Tradition dit unanimement que
Khâlid a « épousé » Umm Tamîm le soir même de l'exécution de son
mari, mais nombreuses sont les relations qui laissent entendre qu'il
s'est agi non d'un mariage mais bien d'un viol.
Pour justifier cet acte qui déshonore le « glaive dégainé de Dieu »,
et le dédouaner, sinon du viol, du moins du péché, plus grave à leurs yeux, de ne pas avoir
respecté les « trois mois de décence » (idda) avant tout remariage,
certains traditionnistes affirment, contre toute vraisemblance, que
Mâlik l'avait répudiée quelque temps auparavant. Nombreux auteurs,
comme Wâgidi, laissent en outre entendre que toute cette attaque
avait en réalité pour unique objectif la capture de cette femme...
Le lendemain matin, les soldats musulmans vont tout raconter à
Abû Qatâda, qui dormait et ne s'était aperçu de rien; on lui montre la
tête rôtie de Mâlik. Il court voir Khâlid et le couvre d'invectives : « Tu
es abominable ! Plus jamais je ne marcherai sous tes ordres ! Plus
jamais je ne participerai à une bataille avec toi ! Tu as tué un
musulman et violé sa femme le soir même ! C'est impardonnable ! Tu
vas voir : je vais faire un scandale" ! » Horrifié et dégoûté, Abû
Qatâda part sur-le-champ vers Médine faire un rapport au calife.
Khâlid, lui, reste de marbre devant ses menaces. Debout à l'entrée de
sa tente, il le regarde calmement monter sur son cheval et s'éloigner.
À l'extérieur, le lieu empeste l'odeur nauséabonde de têtes grillées.
Khâlid fixe des yeux l'endroit où la tête de Mâlik a brûlé. Elle reste
identifiable. Ibn Bakkär13 relate que personne n'a pris l'initiative
d'inhumer l'infortuné avant qu'un certain al-Minhâl al-Tamîmi,
probablement son beau-père, passe devant son cadavre : il prend un
bout de tissu, l'enveloppe dedans et l'enterre.
Arrivé à Médine, Abû Qatâda se dirige précipitamment vers la
maison d'Abû Bakr. Il entre. 'Umar est là. Essoufflé, il raconte au calife
tout ce qui vient d'arriver : le meurtre inique de musulmans, la tête
grillée de Mâlik, le viol de sa femme. Le visage fin d'Abû Bakr se
décompose au fur et à mesure des détails sordides.
'Umar bondit : « Il faut séance tenante limoger Ibn al-Walîd ! Son sabre est devenu un instrument du péché'» ! » Le calife essaie de garder son sang-froid et de minimiser :
- « Il a commis une erreur de jugement... Cela arrive !
- Une erreur gravissime pour laquelle il mérite d'être exécuté ! », hurle "Umar.
Abû Bakr s'étonne de l'indignation de son ami qui, après tout, n'est pas réputé pour sa sensiblerie. « Je te rappelle, poursuit 'Umar, que Khâlid après sa guerre contre Tulayha a capturé les fugitifs et les a brûlés vifs ! Il a eu recours à un châtiment dont Dieu a l'exclusivité: seul Allâh a le droit de condamner au feu les mécréants ! »
Abû Bakr, très embarrassé par cette remarque de 'Umar, se sent personnellement visé : n'a-t-il pas lui aussi condamné Fujà' a au bûcher ?
- « Mais "Umar, répond le calife, tu sembles oublier de qui l'on parle.
Le "glaive dégainé de Dieu" : c'est ainsi que le Prophète l'appelait. Il a
désigné Khâlid comme le sabre qu'Allâh a tiré contre les infidèles.
Comment pourrais-je remiser au fourreau un glaive que Dieu a
consacré au combat des mécréants ? » "Umar le regarde, interloqué :
- « Justement ! Ce ne sont plus les mécréants qu'il combat à présent : ce
sont les musulmans, dont il viole en sus les épouses ! Ce qu'il a fait est
impardonnable ! Comment pourrait-on laisser faire ? Tu n'as pas
entendu ce qu'Abû Qatâda vient de nous raconter ? Que Khâlid a utilisé
les crânes de musulmans comme support pour les marmites où cuisait
le repas de ses soldats ? Il faut non seulement le limoger, mais encore
le lapider ! »
- Abû Bakr refuse cependant obstinément de se séparer de Khâlid. Le fait que ce dernier soit le neveu de son influente épouse
Asmâ' bint 'Umays n'est sans doute pas étranger à sa décision de
fermer les yeux sur ses exactions, en espérant que le scandale finira.
A suivre !